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samedi 11 octobre 2008

Planète jeunes : Lu Yang, de Chine


A l'entrée de la salle vidéo, Lu Yang guette les dernières minutes du film. Il est l'un des bénévoles chargés de gérer la transition entre les différents courts métrages diffusés. Cet étudiant chinois est arrivé en France en mars, et poursuit son cursus en génie civil pendant encore deux ans, à Polytech'Lille. Lu Yang participe au forum pour améliorer son français, assister aux exposés de ses camarades étrangers de la Maison des langues de Lille I, et surtout développer un comportement écoresponsable:

"C'est important de protéger l'environnement, pas seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour notre futur, nos enfants. Mais il faut nous donner plus de détails pratiques, comme les petites choses que l'on peut faire pour agir au quotidien. Moi, par exemple, j'éteins les lampes, je vais à pied jusqu'à l'école et je prends les transports en commun pour aller au supermarché.
"
Lu Yang, futur ingénieur, a déjà été sensibilisé à l'écologie en cours, où il a notamment abordé la question de l'économie d'énergie. "Pour nous, les jeunes, en Chine, il y a des cours sur le développement durable et la protection de l'environnement, explique-t-il. En Chine, les entreprises polluantes vont devoir payer une grosse amende, ajoute-t-il. Mais le mieux serait encore de faire quelque chose avant plutôt que de réparer ensuite..."
C'est donc avec beaucoup de bonne volonté qu'il s'est adapté aux mesures gouvernementales pour préserver la planète :

"Maintenant, dans les supermarchés chinois aussi, il faut payer pour avoir des sacs plastique. Mais au début, quand je suis arrivé en France, j'étais plutôt étonné de voir les gens aller faire leurs courses avec de grands sacs ou des sacs à dos. Je m'y suis habitué : c'est facile de l'accepter, alors je pense que n'importe qui peut le faire."

Clara Baudel

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Déchets de laboratoires: la Chine est en retard

Une étudiante chinoise de Polytech'Lille a donné vendredi après-midi un exposé sur le traitement des déchets de laboratoire. Tout en rappelant que c'est le manque d'argent qui met les pays émergents en retard sur ce problème, elle constate un déficit de sensibilité chez ses compatriotes.




Li Ying, élève de licence 3 en agro-alimentaire à Polytech'Lille, préoccupée par la mauvaise gestion des déchets de laboratoire dans son pays d'origine, a lu mot à mot son discours illustré par des diapositives sur les problèmes des déchets avec l'aide de sa camarade de classe dans l'espace jeunes du World Forum Lille. Autour d'elle, une vingtaine de personnes de son âge l'écoutaient et prenaient des notes avec attention.


"C'est un budget inaccessible pour les pays émergents"


Ce qu'ils notaient n'était autre que les chiffres représentant le coût qu'on devrait payer pour désintoxiquer des déchets de laboratoires universitaires. De 10 à 50 yuans (de 1 à 5 euros) par kilogramme pour les eaux légèrement polluées, ce prix va monter jusqu'à 300 yuans (30 euros) pour celles contenant un poison violent. Décomposer certaines substances radioactives demande 10.000 yuans (1000 euros). Un coût qui ne pose pas de problème dans les pays industrialisés, mais dans les pays émergents, "c'est un budget inaccessible."

À peine arrivée en France, Ying a déjà remarqué la différence des manières de traitement quotidien des déchets entre son pays d’accueil et la Chine : « Le tri se fait très rare en Chine », selon elle, non seulement parce que les Chinois n’ont pas l’habitude de le faire, mais aussi parce qu’ils apprennent à l’école des fausses théories qui leur font croire que le tri n’est pas nécessairement indispensable.

Comme exemple, elle fait une comparaison entre les deux écoles où elle étudie :

« Ici à Polytech’Lille, à chaque fois qu’on termine une expérimentation dans son labo, on laisse les déchets (souvent des produits chimiques ) tels quels, et on les traite séparément. Mais dans mon ancienne école en Chine, persuadé que la dégradation qui se produit toute seule va certainement rendre les substances moins ou non toxiques, les élèves mélangent tout et jettent directement dans la nature. Les enseignants restent les yeux fermés. Et malheureusement ça se voit partout, même dans les universités les plus prestigieuses du pays comme Tsinghua et Beida (Université de Pékin).»

Derrière cette ignorance, l'autre explication est le manque de l’argent. « Déjà, nos universités ont du mal à faire des recherches plus diversifiées avec un budget très modeste, donc tu ne peux pas en demander plus en espérant qu’elles vont s’occuper en même temps de leurs déchets d’une façon plus correcte », a précisé cette jeune fille qui, apparemment, a beaucoup réfléchi là-dessus.

Chaque année, les laboratoires d'universités chinoises produisent une ou deux tonnes de déchets selon la source d'une association basée à Pékin, citée par Ying. Par rapport aux déchets de la vie quotidienne ou encore à ceux de l'industrie, ce chiffre n'est pas du tout important. Pourtant, ces déchets sont compliqués à traiter en raison des réactifs chimiques qu'ils contiennent.

Malgré tout, Ying reste optimiste. Pour elle, une chose est claire : il faut agir ! Agir comment ? Agir à partir du laboratoire scolaire, en suivant l'exemple de ce qu'elle a vu à Polytech'Lille. À long terme, Ying a prévu de rentrer en Chine après ses études dans l’Hexagone. Elle aimerait bien devenir enseignante afin de pouvoir encourager les bonnes conduites qui sensibiliseront
ses compatriotes plus jeunes à la préservation de l’environnement.

Jing Bai

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vendredi 10 octobre 2008

Maeva, co-créatrice de "Question de survie"

Maeva a participé à la création et l'animation du jeu "Question de survie". Un trivial pursuit version écolo. Cette élève de terminale ES à l'Institut Sainte-Marie, à Beaucamps-Ligny, raconte l'implication de sa classe dans le World forum.





Combien de temps avez-vous passé à élaborer ce jeu ?



Comment vous a-t-on présenté le forum au lycée ?



Que faites-vous au forum le reste du temps ?


Diane Desobeau et Anne Cantener

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Un pique-nique écologique

Ambiance du pique-nique de vendredi midi. Au menu, un jeu organisé par des élèves de Terminale de l'Institution Sainte-Marie de Beaucamps-Ligny. Les questions, élaborées par les lycéens avaient pour thème l'environnement et l'écologie. Les jeunes ont même composé une chanson pour clôturer l'événement.




Anne Cantener et Diane Desobeau



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Giant pic-nic on the Grand Place

Today, more than a hundred people gathered on Lille's Grand Place for a giant pic-nic. After prizegiving for the slam contest, highschoolers organized a game towards ecology. Divided into four teams (air, water, fire and earth), people had to answer questions on protecting the environment.


World forum 2008 - Pique-nique


Anne Cantener

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Génération 2008 : tous écocitoyens

La génération 2008 sera écolo ou ne sera pas. Selon une étude récente, 9 jeunes sur 10 se disent concernés par la thématique du développement durable. Mais quand on est lycéen, étudiant ou jeune actif, ce n'est pas toujours évident d'agir concrètement pour préserver la planète... Certains ont pourtant relevé le défi et raconté leurs expériences lors d'un colloque à l'auditorium, ce matin.

Frédéric Hédouin, directeur du programme Dialogues-Equation, est formel : l'écologie est une priorité grandissante pour les jeunes. Une étude menée au début de l'année sur 800 étudiants montre que 85 % d'entre eux sont motivés par le développement durable et l'impact qu'il aura sur leur vie professionnelle. Un tiers insiste même pour que ce soit au centre de leur métier.
Les moins de 25 ans qui formaient la majorité du public de l'auditorium ont donc prêté une attention toute particulière aux témoignages des intervenants, de quelques années plus âgés qu'eux seulement. Parmi eux, Lo Chay, ingénieur cambodgien qui a reçu le prix du jeune responsable d'ONG le plus remarquable en 2007 pour avoir co-fondé "1001 fontaines pour demain". Sur la période de 2004-2013, son ONG devrait permettre l'installation de près de 1500 points d'eau potable au Cambodge, à Madagascar, au Bengladesh, en Inde et au Viet-Nam. Un premier pas pour répondre aux besoins du milliard de personnes qui n'a pas accès à l'eau potable dans le monde.
Egalement présents autour de la table, les trois membres de l'association Coeur Vert qui ont raconté leur tour du monde écologique (le zoom). Dans le même esprit, Matthieu, en direct d'Inde par visio-conférence, a témoigné sur son expérience au sein de son association, Shake your planet. Il est parti à l'aventure dans quatorze pays pour y recueillir des exemples novateurs de développement durable. Ainsi, au Brésil, les "catadores" (chiffonniers), qui ramassent dans la rue les déchets recyclables pour les revendre aux entreprises à un prix souvent dérisoire, ont été réunis en coopératives afin de poursuivre leur activité en augmentant leur salaire.
Plus près de chez nous, ici à Lille, le centre de valorisation des déchets organiques transforme ces déchets en biogaz notamment, pour faire rouler les autobus de la ville. "Un vrai exemple qui fonctionne" et pourrait être reproduit ailleurs, selon Matthieu.

Clara Baudel

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Pique-nique géant sur la Grand Place

Vendredi midi, plus d'une centaine de personnes ont participé au pique-nique géant, organisé en marge du World forum, et à un jeu sur le thème de l'écologie. Après la remise des prix du concours de slam, des élèves de terminale d'un lycée de la région se sont chargé de l'animation. Quatre équipes (l'eau, la terre, le feu et l'air) ont testé leurs connaissances en matière de protection de l'environnement.








World forum 2008 - Pique-nique


Anne Cantener

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Evelyne Mexìa Ostler, from Mexico



She's a nice brown-haired girl from Mexico and her english is perfect. Nevertheless, Evelyne Mexia Ostler, 20 years old, has chosen a french business school for her semester abroad: ESCIP, in Saint-Omer (Pas-de-Calais). One hundred students from this school (half of them are foreigners) are here at the Forum to participe to the "Globe Trotter Game". "I am representing North America with my friends from Canada and the United States", she says.


Evelyne (who stands in the middle of the picture) studies international business and she's expecting to manage her own company: her parents have a small factory that produces roof tiles, "those things which make very mexican our houses". She would like to increase this business and she takes advantage of the forum to "get a better knowledge of the other countries, which is crucial if you want to trade with them".


She has just discovered environmental problems: "Our school asked us to do some research on sustainable development and I have learned quite a lot of things", she admits. "I did not know how significant is the water shortfall nowadays".


Since her arrival in France, she's taken some new habits, like recycling wastes, turning the light off more often or being careful about the water she uses. She wants to keep these habits after her coming back to Mexico, next january, even if she knows that some people will not understand: "When my mum sees me recycling wastes, she will ask herself what am I doing!"

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jeudi 9 octobre 2008

Du slam au forum

"Ferme le robinet, ne laisse pas l'eau couler. Faut pas la gaspiller, plutôt la protéger." Les lycéens de Valenciennes se sont jetés à l'eau en posant leur slam au forum.


Leur professeur n'en revient pas: ils l'ont fait! Les 1ere ES du lycée Wallon de Valenciennes ont posé leur slam au world forum.Un peu timides la première fois, beaucoup plus à l'aise la deuxième, ils ont déclamé avec fierté un texte écrit par leur soin. Mme Luque, prof d'espagnol, les a fait répéter pendant deux semaines sur ses heures de cours.

Les 13 adolescents ont chacun écrit leur version du slam et ont ensuite choisi le meilleur pour composer ce morceau au refrain rythmé. Une manière d'approfondir leurs connaissances sur les besoins en eau sur la planète. Leur dernier mot? Stop au gaspillage! De quoi prendre les bonnes habitudes dès maintenant.

Julie Albet et Angeline Demuynck




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Planète jeunes: l'homme qui rêve de Taïwan

"Je travaille avec une société taïwanaise de lampes DEL, on est en train de développer un bureau en France." Pourtant, Ludovic Mièze n'a que 23 ans et il n'a pas fini ses études à L'ESCIP... Il revient de deux ans passés à Taïwan. Seule la première année à l'étranger faisait partie du contrat avec l'école de commerce de Saint-Omer, mais lui a décidé de prolonger le voyage. Il en est sûr aujourd'hui: il va travailler en Asie.




Comme sa camarade mexicaine Evelyne, il a atterri au World Forum pour organiser le fameux "Globe Trotter Game", où des lycéens vont de stand en stand rencontrer des étudiants de l'ESCIP venus du monde entier. Naturellement, il est avec les Chinois de son école. Après deux ans à Taïwan, il parle couramment leur langue. "Je ne suis pas bilingue, mais je peux travailler dans un environnement chinois."
C'est d'ailleurs son projet: il cherche une université chinoise pour l'an prochain et fera du business avec l'Asie. Sans oublier son Nord natal: "j'aime bien le marketing, et je voudrais travailler dans les vins et spiritueux." Ce businessman en herbe a déjà tout prévu: "Je voudrais exporter de la bière en Asie. Comme le Nord-Pas de Calais a besoin de se développer, j'aurais beaucoup d'aides."

Et les lampes DEL? Ces nouvelles ampoules à très basse consommation pourraient réduire considérablement les dépenses d'électricité et protéger l'environnement. Avec son associé taïwanais, ils voudraient pénétrer le marché de l'éclairage public en France. Même si ce n'est pas le job de ses rêves, il sait que c'est important: "C'est la crise, la banquise fond!"

Anne-Gaëlle Besse


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Planète jeunes: Evelyne Mexìa Ostler, du Mexique

C'est une jolie brune de 20 ans à l'anglais parfait. Pourtant, Evelyne Mexìa Ostler a choisi l'école de commerce de Saint-Omer (Pas-de-Calais) pour un semestre à l'étranger. Elle fait partie des cent étudiants de l'ESCIP (dont la moitié d'étudiants étrangers) venus tenir les stands du "Globe Trotter Game" organisé dans les locaux du World Forum. "Je suis sur le stand Canada, Etats-Unis, Mexique", explique-t-elle.

Evelyne Mexìa Ostler (au centre de la photo) étudie le commerce international et rêve de diriger sa propre affaire: ses parents ont une petite fabrique de tuiles, "ces choses sur les toits qui rendent les maisons mexicaines vraiment mexicaines". Elle voudrait développer la petite entreprise et profite du forum pour "mieux connaître les autres pays, car c'est essentiel pour faire du commerce avec eux".

L'environnement, c'est une découverte pour elle: "L'école nous a demandé de faire des recherches sur le dévelopement durable dans notre pays et j'ai appris beaucoup de choses, avoue-t-elle. Je ne savais pas que la pénurie en eau était aussi importante." Depuis qu'elle vit en France, elle a développé de drôles d'habitudes, comme trier ses déchets, éteindre la lumière ou ne pas laisser couler l'eau. Des habitudes qu'elle se voit garder après son retour au Mexique au mois de janvier - même si elle sait que ce ne sera pas évident pour tout le monde... "Lorsque ma mère me verra trier mes déchets, elle va se poser des questions!"


Anne-Gaëlle Besse
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La construction verte: la préoccupation des jeunes


Pour sa deuxième visite en France, Jack Chang, lycéen taiwanais en terminale, s'est rendu directement au World Forum Lille en espérant avoir beaucoup plus d'explications sur ce qu'on appelle "la construction verte".

En plus d'être présent, il participe en faisant un exposé avec ses camarades, devant d'autres adolescents de son âge venant du monde entier dans l'espace préparé spécialement pour les jeunes.

Prévenu par son école sa présence du forum il y a à peine une semaine, ce garçon a avoué avoir eu "très peu d'infos sur ces rencontres". Pourtant ça ne l'a pas empêché de partir. Selon lui, ce forum créé il y a seulement deux ans a déjà fait parler de lui en dehors des frontières françaises.

Encore jeune, il a déjà un projet professionel à long terme. A la sortie de l'école, Jack aimerait d'abord étudier l'architecture aux Etats-Unis : "Si je souhaite contribuer à la construction verte, il vaut mieux que je débute ma carrière en architecture ".

Lors de son intervention, Jack n'a pas été très précis sur les avancées de la construction verte à Taïwan. Avec un peu de chance, on le retrouvera samedi matin lors de l'atelier consacré au thème "construire autrement ou comment les 'bâtiments positifs' vont créer l'énergie de demain".
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Planète jeunes: les interprètes



A 16 ans, ils sont interprètes sur le forum. Kash Alae et Alexi Sorokin sont en terminale S au lycée bilingue de Marcq-en-Baroeul. Ils vont traduire certaines interventions dans les ateliers autour de l'espace jeunes. "On vient surtout pour parler anglais", explique Kash Alae. Ils sont déjà bilingues: Kash Alae est moitié anglais, moitié nigérian. "Mon père était informaticien au Texas", précise Alexis Sorokin, qui a vécu cinq ans là-bas.

Est-ce que le Forum, pour eux, c'est juste du bla bla? Kash Alae était déjà présent pour le World Forum 2007. "J'avais traduit des intervenants argentins qui faisaient un projet pour donner leur chance aux jeunes dans leur pays." Il garde un bon souvenir d'une conférence sur l'égalité des chances, où "des Français échangeaient sur leur vécu." Pour lui, le forum est "forcément une bonne expérience": "On se rend utile, on sait qu'on n'apprend pas l'anglais pour rien."

Anne-Gaëlle Besse
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